Article : Biutiful

Publié le par Chloé Bouducon

3ème article pour http://serial-gamer.fr/

 

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Synopsis:
Quartier pauvre de Barcelone, Uxbal jongle avec ses activités au marché noir et ses deux enfants qu’il élève seul. Doté de la capacité de médium, il sent la mort le guetter. Ses seules priorités désormais sont de régler ses affaires, le bien-être de sa famille mais surtout trouver la paix.

 

600full-biutiful-poster-copie.jpgMon avis :
Alejandro González Iñárritu est un un grand habitué des tapis rouges prestigieux. Chacun de ses précédents long-métrages – Les Amours chiennes; 21 Grammes; Babel – se sont distingués. Avec Biutiful, en compétition à Cannes en mai dernier, le réalisateur prouve son immense talent et son esprit créatif; point de narration dispersée aux niveaux spatial et temporel ou de montage en abîme, procédés stylistiques qui avaient fait le succès de ses précédents opus. Alejandro González Iñárritu se renouvelle.
Le réalisateur mexicain déclarait avoir écrit le rôle d’Uxbal pour Javier Bardem; choix judicieux, ce dernier s’étant vu récompenser du Prix d’interprétation masculine. Une prestation tout bonnement déchirante qui laisse présager à de futures nominations; sur les voies de sa récente épouse, la belle Penelope Cruz : prix d’interprétation féminine à Cannes (2006) et Oscar de la meilleure actrice (2009).

Loin de l’image de séducteur des Mange, Prie, Aime et Vicky Christina Barcelona, Javier Bardem est mis à nu : un Javier Bardem rongé par le temps et surtout par la maladie. Ainsi la transformation corporelle est terrifiante : chevelure grisonnante, visage creusé puis blanchâtre , amaigrissement, et hygiène délaissée puisqu’en effet la misère durcit le quotidien. Biutiful (« comme ça se prononce ») dénote la face cachée de Barcelone, celle non « beautiful » où les immeubles insalubres sont légions et le temps loin d’être gai. Néanmoins, dans ce plus que triste contexte demeure l’espérance; Uxbal est chargé d’humanité ; courage, honnêteté et fidélité étant ses principales qualités.

Dans ce film proche d’un réalisation documentaire, avec sa lumière naturelle et une caméra tremblante au plus proche des personnages, Alejandro González Iñárritu explicite le maux de notre société contemporaine: l’individualisme.

 

Conclusion :
Je ne saurais trouver d’autres mots pour qualifier Biutiful : « un subtil compromis entre espérance et pessimisme, agitation et apaisement, étude clinique et dolorisme, sobriété et lyrisme. Du grand art. ».
Doit-on attendre la mort, comme Uxbal, pour aider son prochain?
On sait que les hispaniques sont pieux, ainsi je me permets d’écrire : « Par les enfants le salut tu trouveras, de leurs innocences l’espoir renaîtras » (Ou bien en tant que geekette est-ce plutôt l’esprit de Yoda qui est en moi…)

 

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 PUB

En toute objectivité

5 /5

  "Et Vous?"

(copyright Josaudio)

 

315 jours déjà

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Publié dans Ciné

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PsEuDoLeSs 11/11/2010 12:38


Ce film m'interesse, faut juste que je le trouve maintenant. Veux le voir :)


Chloé Bouducon 11/11/2010 20:39



oui ce film n'a pas jouit d'une grande distribution... malheuresement! (il passé même pas dans mon trou valenciennois...)